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RECHERCHES

Mes travaux de recherche s'inscrivent en histoire et en science politique :

  • histoire politique de la France et de l'Espagne

  • relations internationales

  • géopolitique

  • histoire des idées et des mouvements politiques

  • histoire culturelle​

  • analyse des politiques publiques

Spécialiste des crises, mes travaux portent sur les mutations politiques en ce début de XXIème siècle. Outre la démarche historique, je privilégie une approche terrain qualitative à partir de la réalisation d'entretiens ethnographiques. A ce titre, je collabore avec des chercheurs dans le domaine de l'Histoire, de la science politique, de la sociologie mais également des élus, des fonctionnaires, des consultants. 

 

Ils portent sur plusieurs objets de recherche : 

  • la crise de la démocratie globale

  • les crises 

  • les espaces publics de la mémoire et la création des nations

  • la mutation de l'ordre international

  • l'instrumentalisation de l'histoire et les imaginaires nationaux

  • l'histoire des émotions

Sur ma thèse de doctorat

Ma thèse de doctorat porte sur la Crise et mutation de l’offre politique en France et en Espagne : l’émergence des partis mouvements (2008-2021). 
Cette thèse d'histoire politique ambitionne d'étudier la nature, la signification et la portée des nouvelles expressions politiques : La France Insoumise, La République En Marche, Podemos et Ciudadanos, apparues en France et Espagne en réponse à la crise de 2008. Mon travail permet de comprendre comment la crise de 2008 est devenue le creuset de la crise politique généralisée dans les deux régimes politiques étudiés. Si les quatre expressions politiques se manifestent d'abord comme des plateformes et des mouvements pour faire de la politique autrement, j'analyse comment elles se sont toutes les quatre rapidement institutionnalisées en parti politique, dans leur système partisan respectif à partir de 2014 jusqu'en 2021. Au cours de cette période, elles ont noué des alliances politiques avec d'autres partis traditionnels, ont participé aux élections donnant lieu à une nouvelle typologie partisane : le parti-mouvement.  En ce sens, mon travail interroge, à partir de leur apparition et de leur institutionnalisation, en quoi les partis-mouvements renouvellent les systèmes partisans français et espagnol ? A partir des permanences et des ruptures qu'ils revendiquent et dessinent dans leur culture et pratiques politiques, ce travail de recherche évalue le degré de nouveauté de ces partis-mouvements, et leur capacité à résoudre la crise de représentation politique généralisée entre les deux pays étudiés. L'étude des crises politiques et de leurs manifestations dans les régimes politiques et les systèmes partisans français et espagnols (1968-2008) me permet d'envisager la libéralisation des régimes politiques et les mutations culturelles comme étant les prémisses de la crise. Les quatre partis-mouvements nourrissent des relations entre eux, et partagent une forme partisane commune, cristallisée autour d'une seule ligne politique, et d'un leader, dont j'étude le charisme.  La méthodologie utilisée repose sur des entretiens qualitatifs ethnographiques réalisés auprès des cadres et des dissidents des quatre partis-mouvements, j'ai recueilli la parole des militants et des sympathisants. Elle repose également sur les travaux de recherche du même objet et sur l'étude de l'historiographie et des discours des leaders. Ma recherche se nourrit aussi de sources secondaires, fruit d'un travail de documentation de la presse, essentiellement numérique.  La crise globale étudiée depuis les années 1960, me permet à partir d'une approche chronologique et systémique d'appréhender la portée historique des partis-mouvements et de nourrir la possibilité d'un changement de paradigme dans l'approche de la crise qui transcende le politique et son caractère représentatif.

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